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Le jour où j’ai décidé de vivre et d’être heureuse

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Je reviens vers vous aujourd’hui avec un article humeurs, parce que j’en ressens grandement le besoin. Le besoin d’écrire, de mettre à plat, peut être pour y voir plus claire ; sans contrainte, sans tabou, sans censure. En toute spontanéité. Telle que je suis. Ce sera certainement totalement décousu, comme souvent dans ce genre de billet pour moi, car j’ai beaucoup de mal à faire autrement. J’écris tel que ça me passe par la tête.

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Je ne sais d’ailleurs pas tellement par ou commencer. Peut être qu’en essayant de vous expliquer pourquoi ce titre, de fil en aiguille, la suite se fera de manière plus fluide. Peut être que cette accroche ne vous attirera pas du tout, et pourtant, je me demande grandement quelle est ma place dans cette société, dans ce monde ; dans lequel au final, je ne me reconnais pas, je ne m’épanouit pas. Je me prends peut être trop la tête, mais là n’est pas la question.

Je sais que c’est la vie et qu’on n’a pas forcément le choix, mais j’ai le sentiment (ce n’est que mon ressenti, à chacun le sien), que je survis plus que je ne vis. Quand tu travaille, tu vois plus tes enfants, ton mari, ta famille. Tu travaille parce qu’il le faut, parce qu’il te faut de l’argent pour vivre, beaucoup trop. Tu vas bosser, tu ramène de l’argent, tu aperçois les gens que tu aime 10 minutes par jour. Et ça me pèse cruellement. De les laisser, de ne pas pouvoir plus les voir. De ne pas pouvoir passer plus de temps avec eux. Ma famille est très importante à mes yeux. Comme pour beaucoup d’entre nous. Mais j’ai terriblement de mal à passer au dessus tout ça. Je ne suis pas fainéante, j’ai envie de travailler, de me sociabiliser, d’être utile, de rendre service.

Peut être que je me sens ainsi parce que je n’ai pas trouvé ma place et ma voix professionnelle. Si j’avais un travail que j’aime, qui me plait, dans lequel je suis à l’aise, je n’aurais pas l’impression de travailler. Ça ne serait alors plus une contrainte mais une passion, un plaisir.

Mais que faire professionnellement finalement. Je cherche du travail depuis de longs mois maintenant. En vain, rien. Je suis débutante dans tous les domaines. Hormis la restauration. Domaine que je n’aime pas du tout et que j’ai fais par contrainte. J’ai alors voulu tenter le commerce, la vente, j’ai décroché 3 entretiens quasiment en même temps. Je suis contente, ça recrute, mon CV plait. Je tente. Et en fait, ça ne me plait pas du tout. Je me sens mal à l’aise, pas du tout dans mon élément.

J’ai l’impression que c’est contre ma nature de faire ça. De me contredire moi même. De me forcer.

Cette proximité avec ces personnes, qui te traite plus ou moins bien, qui ne répondent pas à tes « bonjour », qui te viennent vers toi pour un renseignement sans te saluer. Ou qui sont froids, distants, tu as clairement l’impression que tu les « emmerde » pardonnez mon expression mais c’est le mot. Ils font la tête, ne te décroche pas un sourire. Ils sont intolérants et impatients… Je n’ai pas les épaules et le caractère pour ça.

Je culpabilise car c’est du travail, que je galère suffisamment comme tout le monde à en trouver. J’en trouve un. Et je m’y sens horriblement mal. Alors que faire. Quel travail est pour moi ? Les seules choses que j’aime faire sont prendre des photos, dedans, dehors, de produits, de gens, des fleurs, des plats (je ne prétends pas avoir un quelconque talent pour ça, je suis passionnée, ça ne veut pas forcément dire douée)… Ecrire. Je n’ai pas forcément une super plume mais j’écris telle que je pense les choses, telle que je suis, je n’ai pas l’impression de me trahir, de me mentir. Les cosmétiques, les produits de beauté, le maquillage ; ma passion initiale dans laquelle je suis formée mais éternelle débutante. Bloguer, partager sont en définitive, les seules choses que j’aime faire. Dans lesquelles je me reconnais. Je ne me mens pas. Je ne me force pas. Je prends énormément de plaisir. Je gère mon blog et mon temps comme je l’entends. Je suis libre et indépendante, sans supérieur pour me commander, me réprimander. Je m’épanouis avec ce petit journal de bord.

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Mais bloguer n’est hélas, pour moi, pas une finalité en soi. Je n’en vis pas. Et est ce vraiment un métier ? Sur le long terme ? J’aimerais, car j’ai beau réfléchir, je ne me vois pas faire autre chose. Quitte à travailler 40h par semaine, autant que ça me plaise. Je veux vivre pas survivre ni subir, pour moi, pour ma famille. Je veux vivre ma vie comme je le sens, comme j’en ai envie. Sans tous ces freins, ces contraintes, ces obligations.

Je veux vivre et être heureuse.

Alors les filles (et les garçons) ? Qu’en pensez vous ? Comment vous sentez vous dans ce monde ? Avez vous l’impression de vivre ? D’être heureux ?

Photos : Creative Market

Jenn

Jennifer, une (jeune) femme/maman et future maman/épouse, qui vit au rythme du web. J’ai crée ce blog pour partager avec vous tout ce que j’aime, à défaut d’avoir plusieurs blogs, il y a plusieurs catégories ! A très vite. ­

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17 Comments

  1. rp1989

    Ton article me touche énormément parce que j’ai fait le choix de consacrer mes recherches d’emploi à un métier pour lequel j’ai fait des études: bibliothécaire. Et j’ai été jugé pour cela. J’ai préparé des concours pour rentrer ds la fonction publique, travaillé un mois en bibliothèque, été dans une association bibliothèques d’hôpitaux. (Bon j’ai aussi travaillé 2 mois aux impôts car il faut aussi bouffer). J’ai fait tout ça pour avoir un cv en béton pour être embauché et dernièrement, Pôle Emploi m’a refusé mon immersion en librairie pour élargir mes recherches (c’est l’article difficultés professionnelles sr mon blog). Bref, pour être heureuse, j’ai décidé de poursuivre mes rêves de travailler ds le milieu du livre pdt encore un an et si je n’y arrive pas, je pars à l’étranger faire de l’humanitaire, une autre de mes voies. Mais parce que j’ai choisi de me consacrer à mon domaine, j’ai été jugé, perdu des amis, été dépendante de la caf et pôle emploi. Vouloir être heureuse est un parcours du combattant ms si j’arrive à obtenir ce que je souhaite, je serai en accord avec moi même.
    Gros bisous, bonne continuation et tu as le droit d’être mal dans ton taf (tu es loin d’être la seule).

    20 . Juil . 2016
    • Jenn

      Coucou. Oui j’avais lu ton article qui m’avait beaucoup touché et interpellé. Nous sommes si nombreux dans cette situation où le monde ne nous correspond pas tellement, nous juge, nous ralenti. Je te souhaite sincèrement de réussir, parce que tu en as envie, tu aime ça, et c’est pole emploi qui te ralenti entre autre c’est dingue (mais ça ne m’étonne qu’à moitié).
      Je partage ton avis également sur le fait que c’est primordial d’être en accord avec soi même et ses choix.
      Je croise les doigts pour toi.
      Gros bisous. A très vite.

      20 . Juil . 2016
      • rp1989

        Merci beaucoup! Je te souhaite également plein de réussites dans ta vie et de bonheur et je te remercie encore. Gros bisous!

        20 . Juil . 2016
  2. sabrina

    Ill y a des moments comme ça on se pause bcp d de questions. Mais nous savons que nous seuls avons la réponse. Jespère que tu trouveras la tienne.

    20 . Juil . 2016
    • Jenn

      Hello.
      Merci pour ton message. C’est vrai que la réponse nous appartient. Il faut parfois du temps pour la trouver, ou l’accepter.
      Merci pour ton soutien.
      Bisous.

      20 . Juil . 2016
  3. Chronique Bordelaise

    Hello ma belle !
    Je partage entièrement tes questionnements et j’ai beaucoup aimé ton article.
    Je te souhaite une bonne continuation.
    Chronique Bordelaise / http://www.chroniquebordelaise.com

    20 . Juil . 2016
    • Jenn

      Coucou.
      Merci pour ton soutien.
      Je t’en souhaite autant.
      Bisous.

      20 . Juil . 2016
  4. cora85

    Bonsoir,
    C’est exactement ce que je ressens en ce moment, c’est hallucinant !
    En plus, nous appartenons à « la génération cdd », c’est déprimant !
    J’ai décidé d’écouter mon cœur, malgré les contraintes (rien n’est jamais parfait : soit c’est le patron, le salaire ou les collègues qui ne conviennent pas…) : on n’a qu’une vie !
    Ondine

    20 . Juil . 2016
    • Jenn

      Hello.
      Merci grâce à toi je vois que je ne suis pas la seule. Effectivement il y a toujours un truc qui va pas. C’est blasant. On se demande si le monde tourne rond. Si c’est nous le problème. Je pense qu’il faut qu’on arrête de se prendre la tête et qu’on assume nos choix en écoutant notre coeur. C’est plus facile à dire qu’à faire, surtout dans cette société.
      Je te souhaite plein de courage et de bonheur.
      Bisous.

      20 . Juil . 2016
    • Alice VACHET

      Entièrement d’accord.. mais on n’a qu’une vie alors on la vit à fond !!

      21 . Juil . 2016
      • Jenn

        Oui. C’est parfois plus facile à dire qu’à faire mais je vais m’y efforcer

        22 . Juil . 2016
  5. Miuu

    Ah la la cette quête du bonheur ! Je pense que pour y accéder il faut passer par tout un processus car naturellement nous ne sommes pas préparé à être heureux. La société nous a rendu comme ça. Depuis que j’ai fais un peu de développement personnel j’ai l’impression que c’est un monde nouveau qui s’offre à moi. En tout cas, tu as l’air en bonne voie

    21 . Juil . 2016
    • Jenn

      Ça doit être très intéressant. Merci

      21 . Juil . 2016
  6. Justine

    Hello Jennifer,

    Je viens de lire ton article, qui est soit dit en passant est très bien écrit.
    J’aime la façon dont tu décris la réalité des choses. Mais finalement c’est la réalité de la vie.
    Je suis passionnée par mon métier, j’y passé des heures hallucinantes, je n’avais rien autour et ça allé. Puis un jour, on pête un plomb, on quitte tout. Tout pourquoi ? Parce qu’on a qu’une vie, alors quitte à en chier vie la comme tu l’entends.

    Bises,
    Justine
    http://www.justinelourenco.com

    22 . Juil . 2016
    • Jenn

      Hello.
      J’aime beaucoup ta dernière phrase je la trouve très belle. Merci.

      22 . Juil . 2016
  7. DAUGAN MYLENE

    Super article! Je suis actuellement en plein questionnement sur le but de ma vie…Habitant en Espagne je ne travaille pas..Pourquoi? car dans le sud de l’Espagne il n’y a pas de travail enfin si serveur mais bon a 32ans bilingue ce n’est pas forcement ce que tu as envie du coup ma vie se resume a mon blog et les reseaux sociaux (et mon cheri). Bref je pourrais t’ecrire un roman sur toutes les questions que je me pose…bisous

    25 . Oct . 2016
    • Jenn

      coucou Mylène, je te comprends tu sais, je suis en France, je ne travaille pas, je cherche mais à 30 ans, pas envie d’être femme de ménage… j’ai mon blog, ma fille, mon mari… un peu comme toi. donc n’hésite pas à me raconter ce que tu as envie. On pourrait se soutenir et se comprendre. Bon courage. Bisous

      25 . Oct . 2016

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